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    Roms : petit complément

    vendredi 3 septembre 2010, par Marco

    Je rentre à peine d’une petite virée de près de 2000 km en région Centre. Que de belles choses vues et de beaux paysages traversés. France, que tu es belle !

    Mais je vous en reparlerai sous peu.

    Pour l’instant, les affaires reprennent lentement. Avant de me plonger dans la lecture des 9638 courriels en souffrance de la FFMC, petite plongée dans l’actualité qui n’a, hélas, guère changé en une semaine.

    Et pour commencer ce superbe billet de Maître Eolas sur les Roms (notamment). De la belle ouvrage dont je vous laisse juge : cliquez ici.

    Et pis c’est tout (pour l’instant) !

    Merci qui ?

    mercredi 11 août 2010, par Marco

    Comme vous l’avez certainement remarqué, fidèles lecteurs de ce modeste blogue, celui-ci a un peu changé d’aspect.

    Je dois dire que ces changements, dans lesquels je ne suis vraiment pour rien, me conviennent tout à fait. Il est bien beau mon blogue. Encore plus qu’avant.

    Du coup, j’en ai profité pour faire un peu de nettoyage dans l’arrière-boutique puisque la nouvelle structure (et d’ailleurs, l’ancienne aussi, en bonne part) rendait tout un tas de choses inutiles ou obsolètes. Finies les rubriques qui n’apparaissent plus désormais et d’autres détails sans importance. Au final, près de 5 heures de nettoyage consciencieux.

    Mais tout ceci n’aurait pas d’intérêt sans le travail de mon ami Ydikoi, heureux géniteur du modèle de ce blogue très largement inspiré du sien à lui qu’est là. Allez-y, cliquez sans hésitation. Y a plein de superbes photos et de très beaux textes.

    Alors, un grand merci à Ydikoi d’avoir donné un bon peu de son temps (probablement une bonne partie de la nuit, les geeks ça vit que comme ça) juste avant de partir sur l’immensité marine.

    Et n’oublie pas de nous ramener encore de belles photos de ce voyage avec de beaux textes pour les accompagner.

    Encore merci et bon vent l’Amiral !

    Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur le squelette créé par Ydikoi, c’est simple : cliquez ici et hop !

    Une croisière sur la Sorgue

    vendredi 23 juillet 2010, par Marco

    Qu’y a-t-il de plus agréable, en ces temps de chaleur quasi-caniculaire, que de trouver ici ou là un havre de fraîcheur ?

    Plutôt que de rester enfermés chez soi, volets et persiennes clos, à attendre les heures bénies de la journée où la température, enfin, commence à décliner, il existe ici, à Bédarrides, une solution sympathique : s’offrir une petite balade au fil de l’eau.

    Comme cela est désormais de notoriété mondiale, Bédarrides est un charmant village provençal bâti au confluent de sept rivières dont les deux plus importantes doivent leur célébrité à des raisons quasiment opposées.

    Tout d’abord, il y a l’Ouvèze, rivière longue de plus de 120 km au régime torrentiel et dont les crues brutales peuvent être dévastatrices. Ainsi celle du 22 septembre 1992, de sinistre mémoire, qui a frappé cruellement le village et encore plus Vaison-la-Romaine située en amont.

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    Embarcadère de Bédarrides

    Et puis, il y a la Sorgue, petite rivière d’à peine 35 km de long, au caractère plutôt placide, bien que son débit moyen soit d’environ 18 m3/s, et qui est, sans nul doute possible, la résurgence la plus célèbre de France, pour ne pas dire — soyons fou — de la Terre et au delà. Sa source n’est autre, en effet, que la splendide Fontaine de Vaucluse, nichée au cœur du village éponyme. Elle arrose notamment la non moins célèbre ville de l’Isle-sur-la-Sorgue d’où elle se scinde en plusieurs bras, dont la Sorgue de Velleron et celle d’Entraigues qui se rejoignent en amont de Bédarrides et de son confluent avec l’Ouvèze. Sans parler du canal de Vaucluse, troisième bras important de la rivière, qui rejoint Avignon. La Sorgue est véritablement l’artère nourricière de cette partie du département de Vaucluse à laquelle elle apporte l’eau vitale en quantité abondante et relativement régulière tout au long de l’année.

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    Croisière sur la Sorgue 1

    Depuis quelques années, un effort important a été réalisé pour mettre en valeur le patrimoine du village et pour l’aménager afin d’y rendre la vie plus agréable. En effet, Bédarrides, bourg relativement important, souffre d’un déficit d’image auprès du grand public par le fait que, hormis les vignobles qui le bordent du côté de Châteauneuf-du-Pape, son patrimoine et son histoire sont relativement peu connus. Dans la période récente, les dernières crues catastrophiques de l’Ouvèze l’ont évidemment desservi en mettant en exergue les risques liés à son hydrographie capricieuse. Ceci a, bien entendu, des conséquences importantes sur le plan d’occupation des sols. La vie politique de Bédarrides, on le comprend aisément, tourne également en grande partie sur la façon dont les municipalités en place et leurs adversaires appréhendent cet épineux problème.

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    Croisière sur la Sorgue 2

    Des travaux très importants ont été entrepris pour sécuriser le village et limiter les conséquences des crues de l’Ouvèze avec l’espoir que ces dispositifs impressionnants éviteront que se renouvellent les désagréments liés à ce voisinage.

    Il faut cependant tempérer quelque peu cette vision « apocalyptique » : si l’Ouvèze est parfois une menace, ces sautes d’humeur ne touchent que très exceptionnellement le village dont la vie, somme toute, s’écoule de la façon la plus pacifique qui soit. Bédarrides somnole paisiblement sous le soleil.

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    Croisière sur la Sorgue 3

    L’actuelle municipalité a encore accentué le programme d’aménagement du village. Ainsi, entre autres initiatives que je trouve personnellement très heureuses, a-t-elle aménagé sur les bords de la Sorgue deux pontons depuis lesquels il est possible d’embarquer sur une barque à fond plat, opportunément appelée « Ville de Bédarrides », pour une petite balade instructive et rafraîchissante le long de cette rivière, entre son confluent avec l’Ouvèze et la réunion de ses deux bras de Velleron et d’Entraigues.

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    Croisière sur la Sorgue 4

    C’est donc par un beau samedi ensoleillé et, bien sûr, fort chaud, qu’Elle et moi avons décidé de nous offrir cette croisière.

    Nous n’étions que deux à solliciter la jeune et charmante personne dévolue au rôle d’« éco-guide », ainsi que l’appellent les prospectus vantant ces voyages.
    Nous avons pris place dans l’esquif et sommes donc partis tous les trois à la découverte de notre rivière sacrée qui a, à cet endroit, près de 3 m de profondeur. Direction l’amont, c’est à dire Entraigues. Le courant est relativement important et le petit moteur de la barque travaille vaillamment à le surmonter.

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    Croisière sur la Sorgue 5

    Les berges sont couvertes d’une abondante végétation composée notamment de peupliers blancs, d’ormes et de frênes. Beaucoup de ces arbres sont majestueux. Beaucoup d’ormes sont malheureusement frappés d’une maladie incurable et en train de crever. D’ailleurs, nombreux sont les vestiges de cette essence qui jonchent le lit de la rivière, offrant ainsi un spectacle étonnant. Toutefois, le cours d’eau a été en grande partie nettoyé des cadavres les plus encombrants et la navigation s’y fait sans grand problème. La rivière est relativement large et ses eaux à 10°C dispensent une agréable fraîcheur bienvenue.

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    Croisière sur la Sorgue 6

    Au fil de la balade, notre guide nous sert une présentation du spectacle qui s’offre à nous, arrêtant le moteur de la barque à plusieurs endroits pour nous dispenser un très intéressant cours d’histoire naturelle qu’elle possède à la perfection. La flore en occupe une bonne partie. Elle est remarquable, car inhabituelle en Provence, en raison de l’abondance de l’eau et surtout de sa température à peu près constante tout au long de l’année. Selon notre guide, ce genre de végétation ne se retrouve que plus au nord ou plus en altitude.
    On apprend aussi que la rivière est colonisée par des castors — Bédarrides s’enorgueillit d’ailleurs d’en héberger un couple que l’on peut, paraît-il, apercevoir parfois le soir —, des rats musqués et des ragondins, pleins d’oiseaux dont des rapaces et des hérons et pleins d’insectes. D’ailleurs, nous pouvons assister au ballet incessant de libellules bleues (des demoiselles). Seul un antipathique taon viendra brièvement nous visiter. Découragé par l’attention que je lui porte, il finira par repartir à la recherche d’un autre sang à ponctionner. Sale bête !

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    Le paradis des pêcheurs

    La Sorgue est également un petit paradis pour les pêcheurs. Elle abrite des truites, des carpes, des brochets et que sais-je encore ? et le long de cette balade nous apercevons deux ou trois pontons privés installés par quelques riverains chanceux auxquels sont amarrées de petites barques. Des supports de cannes à pêche sont également laissés à demeure par endroit, témoignant de l’assiduité des passionnés.

    Nous croisons un premier affluent à tribord qui n’est autre qu’une partie de la Sorgue d’Entraigue qui s’est séparée en deux bras à l’aval de la ville, créant ainsi une ile assez importante. A bâbord, un deuxième affluent : la Vallat-Mians (?), un ancien canal de drainage qui s’est peu à peu transformé en rivière ; puis un troisième, l’Auzon (?). Nous arrivons au confluent des Sorgues d’Entraigues et de Velleron. Sur l’embarcadère, un homme fait la sieste, profitant de la fraîcheur conjuguée de l’ombre des hauts arbres et de la rivière. Veinard !

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    Embarcadère du Campsec

    Puis la barque fait un demi-tour et reprend son odyssée vers son port d’attache. Le courant est désormais porteur et le petit moteur ne s’active plus que pour permettre à notre guide de diriger l’embarcation entre les rares écueils. Elle l’arrête encore à deux ou trois reprises pour nous montrer des souches d’arbres rongées d’une manière caractéristique, attestant la présence des castors. On apprend ainsi qu’il est possible de distinguer dans l’eau ces bestioles des rats musqués : le castor ne sort que la tête de l’eau tandis que l’autre montre aussi son dos. Mais nous ne verrons ni l’un ni l’autre.

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    Croisière sur la Sorgue 7

    Nous parvenons ainsi à notre point de départ où nous amarrons le "Ville de Bédarrides" à son embarcadère.

    Au total, la petite balade aura duré une bonne demi-heure et nous aura coûté 5,00 € par personne. Le plus important est tout de même qu’elle a été très agréable à tous les points de vue. De plus, bien qu’ayant passé ici une bonne partie de ma vie (notamment ma jeunesse), j’ai encore appris des choses. Bref, cette croisière sans prétention est un vrai petit plaisir que je ne saurais trop conseiller à tout ceux à qui la simplicité et le (quasi) silence ne répugnent pas. Vous ne le regretterez pas.

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    Croisière sur la Sorgue 8

    Pour en savoir plus, cliquez sur les liens ci-dessous :

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    Croisière sur la Sorgue 9

    Dernière précision : ces balades en barques sont organisées de juin à septembre, du vendredi au dimanche et de 14h00 à 19h30.

    Bon voyage, donc. Et encore un grand merci à notre sympathique « éco-guide » pour sa gentillesse et son érudition ainsi qu’aux promoteurs de ce projet original et réjouissant.

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    Croisière sur la Sorgue 10

    Et pis c’est tout !

    Les jours heureux

    De bien belles personnes

    samedi 5 juin 2010, par Marco

    Je n’avais jamais lu le programme du Conseil National de la Résistance, adopté le 15 mars 1944, dans la clandestinité [1]. Pourtant, comme tout un chacun, j’imagine, je savais que ce programme avait jeté les bases d’un nouveau pacte social pour la France d’après-guerre, duquel étaient sortis la Sécurité Sociale, les retraites par répartition, la liberté de la presse, la nationalisation des banques et des compagnies d’assurance ainsi que de l’énergie et de plusieurs grandes entreprises fautives de collaboration avec l’ennemi nazi. Mais dans le détail, j’en ignorais le contenu.

    Cette lacune est désormais comblée à la faveur de sa réédition par l’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, sous la coordination de Jean-Luc Porquet, journaliste au Canard Enchainé [2]. Et oui, je comprends mieux. Et oui, c’est un bien beau texte.
    Il est porteur d’un idéal de partage, de solidarité et de justice sociale voulant faire de notre pays, dès sa libération, une « démocratie économique et sociale » assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et le bonheur de tous. Il affirme l’union de la Résistance autour du général De Gaulle en fixant pour premier objectif commun la libération du pays du joug de « l’occupant provisoire » (sic) et de ses valets français. Pourtant, ceux qui l’ont écrit étaient loin de partager les mêmes visions politiques. Au terme de nombreuses réunions clandestines, pour lesquelles ils risquaient à chaque fois leur vie, ils ont adopté ce texte à l’unanimité. Voilà aussi ce qui rend ce programme encore plus exceptionnel.

    Bref, ce petit opuscule de quelques pages, remarquablement concis, condense un ensemble d’objectifs qui sont tout le contraire de l’action de Sarkozy. Pourtant, ce dernier n’hésite pas à prétendre que celle-ci s’inscrit dans l’héritage du programme du CNR [3]. Imposture !
    Au contraire, « Les jours heureux » souligne avec une acuité et une précision quasi-horlogère l’entreprise de démolition en cours.

    Soyons juste, cependant : cette entreprise n’est pas le seul fait de la droite sarkozyste. Elle a commencé dès les années 50/60 et s’est poursuivie depuis, à touches plus ou moins discrètes, sous à peu près tous les gouvernements, y compris, malheureusement de gauche, malgré quelques tentatives avortées de cette dernière de trouver des parades (Cf. : Pierre Bérégovoy en 1990 pour le financement des caisses de retraite). Mais Sarkozy a fait sienne la déclaration de Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, ancien maoïste, le 4 octobre 2007 :

    Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance.(…) Le gouvernement s’y emploie.

    Il faut dire que ce programme porte une marque de naissance insupportable aux yeux de certains : ayant été écrit par les représentants de partis politiques, de syndicats et de groupes citoyens de tendances diverses voire opposées, il est nécessairement un compromis. De plus, il est fortement marqué par l’influence des partis communistes et socialistes (SFIO), ce qui correspond bien à la réalité de l’époque.
    De Gaulle le savait bien : unifier autour de lui la Résistance qui, jusque là, agissait en ordre dispersé, sans coordination et, donc, sans grande efficacité d’ensemble, était nécessaire pour que le chef de la France Libre soit reconnu comme le seul et légitime interlocuteur des Alliés. Il fallait restaurer l’État et, dans le même temps, empêcher les Anglo-Américains d’imposer à la France un gouvernement militaire étranger chargé de l’administrer jusqu’à l’établissement d’un gouvernement légitime issu des urnes (AMGOT [4]). Même s’il avait pris ses distances avec le CNR, il en avait néanmoins besoin et ne l’a pas désavoué. On peut imaginer que, une fois le pays libéré, il n’a pas débordé d’enthousiasme pour mettre en application ce programme, beaucoup trop « social », à bien des points de vue, pour la droite conservatrice.

    Par ailleurs, si, au sortir de la guerre, le grand patronat a fait profil bas, compte tenu de l’attitude peu reluisante de certains de ses représentants sous l’occupation, et certainement aussi en raison de l’aspiration générale à une plus grande justice sociale après les privations et la répression aveugle, il n’a pas vraiment goûté de se voir en partie privé de certaines de ses prérogatives traditionnelles et de se voir imposer une solidarité insoutenable avec les gueux de salariés. Le bonheur du peuple n’a jamais vraiment été l’objectif premier de la grande bourgeoisie d’affaire. Sinon, ça se saurait depuis longtemps.
    Partant, le patronat n’a eu de cesse, à mesure qu’il relevait la tête, de batailler contre les réformes réalisées à la Libération, d’abord en sous-main puis de plus en plus ouvertement . Ce fût notamment le cas, dans les années 50, lors de l’échec de la mise en place du système de retraite universel issu du programme du CNR. Elle fût rejetée par les artisans, commerçants et paysans qui refusaient de voisiner avec les syndicats ouvriers et qui étaient soutenus dans l’ombre par le grand patronat et les conservateurs.
    Pourtant, force est de constater que la politique de planification, elle-même issue du programme du CNR, a été très bénéfique à cette grande bourgeoisie même si elle a été contrainte durant une trentaine d’années à partager (de moins en moins, au fil des contre-réformes) la prospérité engendrée. Mais, sans ces plans successifs destinés à reconstruire le pays, elle aurait eu le beurre, l’argent du beurre et, en prime, le cul de la fermière. De quoi vous dégoûter de tant de gâchis !

    On comprend mieux que le programme du CNR n’ait pas été enseigné dans les écoles. Personnellement, je n’ai aucun souvenir de la moindre référence durant ma scolarité. Sans doute, la droite au pouvoir comptait-elle sur l’effet du temps. On finit par tout oublier, surtout quand on ne se donne pas la peine d’entretenir le souvenir. Certes, on continue de commémorer le sacrifice des Résistants, tombés pour libérer la France. Mais on a bien soin de les dissocier de l’idéal qui, au-delà de la lutte contre « l’occupant provisoire », animait ces jeunes femmes et ces jeunes hommes.
    Au fil du temps, l’idéal de la Résistance a fini par se déliter en même temps que le discours dominant orientait les consciences vers plus d’individualisme. Finies la solidarité, l’égalité des chances, la justice sociale.

    Pourtant, qui, aujourd’hui, ne reconnait pas en la Résistance et dans l’action du général De Gaulle la restauration de l’honneur du pays avili sous la botte fasciste de l’occupant et de Pétain ? A peu près personne (sauf, très certainement, les nostalgiques des heures de gloire du nazisme) et certainement pas la droite qui, dans sa majeure partie se prétend l’héritière de De Gaulle.
    Mais, pourquoi, alors, Sarkozy s’emploie-t-il à effacer la vilénie du régime de Vichy lorsqu’il déclare, le 12 novembre 2009, dans le Vercors, autre haut-lieu de la Résistance :

    Depuis deux-cents ans, à part l’expérience sanglante de la Terreur, nul totalitarisme n’a menacé nos libertés. C’est que la culture française est irréductible au totalitarisme [5].

    Rien de grave pour nos libertés ne s’est donc produit entre 1939 et 1945, d’après lui. Il est vrai que son discours avait pour sujet la fameuse « identité nationale » dont le triste Besson voulait qu’on débatte. Le parallèle aurait-il été alors trop cruel ?

    Il fallait bien un jour siffler enfin la fin de la récréation. Si la gauche s’est montrée pitoyablement incapable de défendre cet héritage, abandonnant peu à peu les ouvriers et les plus défavorisés au discours démagogique de l’extrême-droite pour se rallier au concept fumeux de libéralisme social, la droite a joué sa partition habituelle sans trop se forcer. A nouveau, aujourd’hui, les intérêts particuliers des grands groupes financiers et industriels, ceux de la grande bourgeoisie en fait, prennent le pas sur l’intérêt général, laissant de plus en plus de nos concitoyens sur la touche. Ironie de l’histoire, ce sont souvent des cadres formés dans nos grandes écoles (ENA, Polytechnique, etc.) pour être de grands commis de l’État, qui ont choisi de s’enrichir de la façon que l’on sait en prenant la tête de grands groupes industriels et financiers. L’ENA (Ecole Nationale d’Administration), fondée en 1945. Encore un héritage du CNR.

    On lira avantageusement cet éditorial de Serge Halimi, dans le Monde Diplomatique n°675 de juin 2010, qui approfondit et élargit encore ce constat.

    Sans doute, les Français ont-ils la mémoire courte. Jusqu’à quand accepterons-nous sans broncher ce pillage de notre pays par une classe de privilégiés sans scrupules ? Ils devraient pourtant se méfier : à force de perdre nos acquis, viendra le jour où nous n’aurons plus rien à perdre. Et quand on n’a plus rien à perdre, le désespoir peut engendrer les pires choses… ou les meilleures, selon que l’on sombre dans les extrémismes les plus noirs ou que la démocratie, la vraie, enfin, reprend ses droits.

    Pour ma part, je trouve rassurant que de grands personnages de la Résistance [6] nous appellent à un sursaut de dignité et de conscience, pour dénoncer l’imposture de Sarkozy et de ses godillots, pour faire renaître le souffle de la Résistance, du CNR.

    La bataille n’est pas perdue. Elle ne fait que commencer et le cours des choses peut s’inverser. Il le faut !

    Pour conclure, je voudrais citer un extrait de la déclaration improvisée de M. Stéphane Hessel sur le plateau des Glières, le 17 mai 2009, en réponse à la visite de Sarkozy quelques jours plus tôt [7] :

    Sachez que la désobéissance, la préférence donnée aux valeurs par rapport à la loi, c’est une partie de notre citoyenneté, de notre citoyenneté résistante. Résister, c’est refuser d’accepter le déshonneur, c’est continuer à s’indigner lorsque quelque chose est proposé qui n’est pas conforme à ces valeurs, qui n’est pas acceptable, qui est scandaleux.

    Et cet autre extrait du texte de CRHA qui conclut ce livre :

    Au début des années 1940, l’oppression était particulièrement brutale. Y résister était, comme l’établit l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, un droit naturel et imprescriptible. En ce début des années 2010, l’oppression prend des formes heureusement moins violentes, mais plus insidieuses ; il faut d’autant plus y résister.

    Si résister, c’est « savoir garder sa capacité d’indignation » et, toujours, « privilégier la légitimité face à la légalité », alors, face à l’entreprise de démolition sociale (mise en œuvre) par le capitalisme ultralibéral et ses servants politiques, nous pouvons légitimement user de ce terme.

    … A CHRA… nous tenons à rompre avec le fatalisme ambiant qui rend acceptable l’inacceptable. Nous tenons à le répéter sans relâche : ce qui était possible il y a soixante-cinq ans, alors que la France était ruinée, l’est encore aujourd’hui.

    … la résistance n’appartient pas au passé.

    Notes

    [1] D’abord intitulé « Programme d’action de la Résistance », c’est Jules Meurillon, chef de la propagande-diffusion du groupe de résistants Libération-Sud, qui lui donna le titre « Les jours heureux »

    [2] Les jours heureux - Le programme du Conseil National de la Résistance de mars 1944 : comment il a été écrit et mis en œuvre, et comment Sarkozy accélère sa démolition. Éditions La Découverte - 9 bis rue Abel-Hovelacque - 75013 Paris - ISBN 978-2-7071-6016-4 - 14,00 €

    [3] Déclaration du 22 juin 2009 devant le Parlement réuni en congrès à Versailles, façon discours sur l’état de l’Union du président des États-Unis, après deux voyages sur le plateau des Glières à l’occasion de commémorations douteuses qui ont provoqué la réaction de citoyens plus respectueux que notre président de l’héritage de la Résistance

    [4] Allied Military Government of Occupied Territories

    [5] Extrait des textes accompagnant la réédition des Jours heureux

    [6] Stéphane Hessel, Raymond Aubrac

    [7] Citation à partir de la réédition des Jours heureux déjà citée

    Aux 2 Chopes - Sorgues

    samedi 5 juin 2010, par Marco

    C’est une histoire belge. Une belle histoire belge, de celles qu’on aime car elle fait saliver. Une histoire de (bon) goût car pleine de bonnes choses.

    C’est l’histoire d’un monsieur belge qui eût l’idée un jour de venir s’installer en France pour faire partager aux Français l’une des choses que la culture de sa Belgique a de plus fines et de plus sublimes : le goût de la bonne bière. Car qui dit bière, ne peut manquer de dire aussi, bière belge. Cela va sans dire.

    En plus, notre homme n’a pas choisi n’importe quelle région pour s’installer. Il a choisi bien entendu la plus belle, celle où l’on fait le meilleur vin, où l’on trouve les plus beaux fruits, les plus beaux légumes, les plus belles filles, les plus beaux villages. Bref, en un mot : le Vaucluse. Vraiment, quel homme délicat !

    J’entends déjà les protestations : « Oui mais non, y a pas que les belges, eh ! Oh ! »

    Certes, y en a plein, des bières. Des anglaises, des allemandes, des suédoises, des danoises, des irlandaises, des espagnoles, des hollandaises, des mexicaines, des tchèques, des chinoises, des américaines, des québécoises (Mmmm !), des australiennes, des… Ben des françaises aussi, pardi et tant d’autres.

    Depuis quelques années, même, on voit éclore un peu partout dans notre pays plein de micro-brasseries qui vous vendent des bières faites « maison », souvent excellentes. Ça vous fait même oublier ces bières inductrielles au goût formaté comme un disque dur sous Windows ™. Ça vous fait oublier la Kronenbourg et la Valstar, en somme… On va pas bouder notre plaisir. Voilà un regain d’intérêt… intéressant ! Mais je n’en connais pas à proximité de chez moi (si vous avez des adresses, n’hésitez pas à compléter ma culture) mis à part celle du restaurant « Les 3 Brasseurs » dans la zone commerciale d’Auchan-Avignon Nord.

    Mais bon ! La bière belge, quand même, c’est quelque chose. Une telle variété de goûts, d’arômes. C’est infernal de devoir choisir. Et en plus, ce sont souvent des moines qui les fabriquent. Satanés curetons !

    A vrai dire, « Aux 2 Chopes » ne vend pas que de la bière belge. C’est normal et c’est tant mieux. Y en a plein d’excellentes. En plus, je ne sais pas non plus si le monsieur est vraiment belge. Mais ça n’a pas d’importance. C’est un bienfaiteur de l’humanité et, à ce titre, il le mériterait : j’aime beaucoup les Belges !

    Donc, voilà, si vous passez dans le coin et qu’une soif inextinguible vous tenaille, faites une halte salvatrice aux 2 Chopes. Je vous donne même les coordonnées GPS, pour que vous trouviez du premier coup :

    • En décimal : N 43,98860° - E 4,89334°
    • En sexagésimal : N 43° 59’ 18’’ - E 4° 53’ 36’’

    D’ailleurs, si vous devez faire étape à Hurlevent, c’est presque sur votre route…

    Après ça, vous ne pourrez pas dire que, chez Marco, on ne vous bichonne pas !

    Bandes de petit(e)s veinard(e)s, va.

    27 mars 2010 : No Sarkosy Day

    mercredi 17 février 2010, par Marco

    Non. Ce n’est pas l’évènement politique annoncé le plus marquant ni le plus mobilisateur. D’ailleurs, il n’est annoncé par personne sauf par Siné-Hebdo.

    Oui. On peut considérer cela comme de l’anti-sarkosysme primaire, parfaitement improductif, voire même contre-productif. L’homme n’est pas seul en cause. Il est le fruit d’un système dont les ressorts prennent appui bien au-delà de la sphère politique UMP et de la cour servile dont il s’est entouré. La personnalisation de la contestation ne peut que faire le jeu de celle du pouvoir. Ok ! Mais c’est lui le chef de file.

    Non. Il n’y a pas d’alternative politique mise en avant. Forcément, c’est suspect ! Pas de nom à proposer. Pas de sauveur à annoncer. Pas d’homme ou de femme providentiel. Rien ! Pas de parti politique à faire briller. Et alors ?

    Non. Il ne s’agit pas de renverser Sarkosy même si la première mouture demandait sa démission. Ce serait peut-être un peu prétentieux. Et dangereux, aussi. Même si notre démocratie n’est pas parfaite, il a été élu. Qu’il fasse donc ses 5 ans. Mais on a encore le droit de dire qu’il nous tarde de les voir finir.

    Pour en savoir plus : http://www.no-sarkozy-day.fr/

    Et pis c’est tout !

    Allez les Bleus (version française)

    Handball

    vendredi 5 février 2010, par Marco

    Comme la plupart des gens qui donnent leur avis sur tout, parlent de tout, savent tout, etc., j’ai aussi tout fait. Donc, je vous le dis tout de go : j’ai joué au handball dans une autre vie. Au lycée, plus exactement. Ouaip ! C’est pas d’hier. Jamais en compétition mais assez souvent pour aimer ce sport. D’ailleurs, jusqu’à mon entrée dans « la vie active », comme on dit, c’est celui que j’ai le plus pratiqué, loin devant le rugby, le foot ou le volley.

    Bref ! Vous n’en avez rien à faire mais ça me fait plaisir. Si, si…

    Tout ça pour dire que je suis très heureux de la très belle performance réalisée par l’équipe de France de handball qui vient de remporter l’Euro après avoir déjà accroché à son palmarès la Coupe du Monde et la médaille d’or olympique. Une première mondiale !

    Vous me direz, c’est facile : ils ont le droit de mettre les mains, eux. Et personne n’en fait toute une histoire quand ils marquent avec. C’est quand même pas leur faute, aux handballeurs, si nos footballeurs jouent comme des pieds ! D’ailleurs, les rugbymans ont aussi le droit de mettre les mains, et bien, ils ont pas encore décroché la timbale. Alors, c’est pas vrai que c’est facile.

    En tout cas, bravo à l’équipe de France de handball.

    Et pis c’est tout !

    Allez les Bleus (version US)

    Avatar

    mardi 2 février 2010, par Marco

    Déjà, une planète avec un nom pareil, Pandora, personnellement, je me serais méfié. Normalement, tu devrais te demander ce qu’il va te tomber sur le coin de la trogne. Mais bon ! On peut pas être un salaud de méchant et connaître la mythologie, pas vrai ? Sinon, il n’y aurait plus de film.

    Ensuite, l’histoire : plutôt une resucée d’un autre mythe, celui du bon sauvage. Les Amérindiens de « Danse avec les loups », « Little Big Man », « le soldat bleu », etc. Des gens formidables qui vivent en totale harmonie avec la nature, se baignent dans des rivières cristallines, font mumuse avec des sortes de ptérodactyles hyper-cool, montent sur des canassons qui boivent le nectar des fleurs, communiquent avec les bestioles et les arbres grâce à une sorte de câble USB qu’ils ont dans les cheveux, et tout et tout. Sauf que là, ils sont bleus et mesurent 3 mètres de haut. De quoi apprendre la modestie même à une tige de 190 cm, hauteur déjà respectable chez les sapiens. Ça, c’est les gentils.

    Les méchants, ils sont super-graves méchants. Et plus ils sont galonnés, plus ils sont méchants et bornés. Vous imaginez le colonel : l’ordure intégrale. Les autres bidasses, c’est du tout-venant de l’imagerie militaire commune : un cerveau au stade végétatif pour ce qui est de réfléchir par soi-même mais super dégourdis pour ce qui est d’appuyer sur une détente. Pas un fond trop méchant mais bien cons quand même. A quelques exceptions près, bien sûr. Ça roule des mécaniques en riant grassement, ce qui est un signe précurseur de la branlée finale.

    Après, il y a le représentant des « actionnaires ». Le genre con borné, lui aussi, bien sûr, digne d’être embauché chez les Marines mais qui a choisi la carrière du gestionnaire. Moins risqué. Avec sa fameuse tirade : « Les actionnaires, ce qu’ils craignent encore plus qu’une mauvaise campagne de presse, c’est un bilan négatif ». Oulà ! On donne dans la subversion et la dénonciation du capitalisme, là ! Si avec des raisonnements pareils, on n’a pas envie de le voir scalpé par les gentils Bleus, comme son copain colonel…

    Il y a aussi les doux rêveurs, embauchés pour comprendre les Bleus, subjugués par ce peuple et qui peu à peu prennent fait et cause pour lui. Réglé comme du papier à musique. Là, on trouve Sigourney Weaver, la même que dans la tétralogie « Alien » mais plutôt genre « Gorilles dans la brume ». C’est à dire un microscope à la place de la sulfateuse.

    Et puis, il y a le héros, arrivé là un peu par erreur comme sous-Marines, vu qu’il est paraplégique, et qui finit comme chef de guerre des Bleus avec l’aide des rêveurs.

    Donc, un scénario quand même plus que prévisible.

    Mais il y a les images. Superbes. Des paysages d’une beauté extraordinaire. Les Na’vi (les Bleus), longilignes, graciles, très beaux, eux aussi. Et puis la 3D qui offre une incroyable impression de profondeur, de relief, de réalité alors que tout cela n’est « que » de l’image de synthèse. Le film, c’est d’abord cette succession d’effets spéciaux qui nous conduisent dans un rêve éveillé.

    James Cameron disait, lors de sa tournée promotionnelle, que le cinéma devait redevenir un spectacle destiné à faire rêver les spectateurs. Ou quelque chose d’approchant. C’est indéniablement le cas d’« Avatar ». Mission accomplie. Ce film est un pur joyau.

    Et le rêve, finalement, il est double : c’est aussi cette idée de pouvoir changer de corps pour s’adapter à l’atmosphère de la planète et approcher les autochtones, qui sont du genre méfiants. J’y vois aussi comme une allégorie : l’invalide qui redevient valide grâce à cet autre corps, cet avatar, et se reconstruit une nouvelle destinée. N’est-ce pas le rêve de tout handicapé que de retrouver l’intégralité de ses fonctions pour revivre « normalement », comme les autres ?

    Bref, voilà un excellent divertissement, fort bien réalisé, un beau film d’aventure (dommage qu’il faille toujours des images de guerre et de mort) et d’amour. La fin est l’aboutissement du rêve, à la limite du surnaturel mais on se dit que c’est aussi bien. Parce qu’on voudrait qu’il en soit ainsi pour tous ceux dont le corps n’a pas toutes ses capacités. Si seulement c’était possible…

    Alors, si ce n’est déjà fait, allez voir Avatar. Ce film mérite son succès et ça vaut vraiment le coup de faire la queue.

    Et pis c’est tout !

    Plaques à messages

    dimanche 27 septembre 2009, par Marco

    J’ai trouvé récemment un article dans l’Auto Journal (oui, je lis ça aussi, parfois) abordant un sujet d’une importance capitale qui semble filer des cauchemars, et même des boutons, à certains de nos concitoyens. Il s’agit du nouveau système d’immatriculation des véhicules, le fameux SIV, avec sa combinaison « 2 lettres – 3 chiffres – 2 lettres ».

    Imaginez-vous qu’il en est pour redouter que leur véhicule soit affublé à vie de couples de lettres honteux qui déprécierait leur côte car les rendant plus difficiles à vendre. Si, si, je vous jure !

    Et de quoi parle-t-on ? Ben, d’associations telles que KK, QQ, PC, PS, PD, etc. Ça fait peur, en effet, n’est-ce pas ? Si on tient compte du fait qu’il y a 4 lettres sur la plaque, ça peut encore aggraver ce drame. Du genre, « CU - … - CU », CA - … - CA », « CO - … - NS », « ME - … - RD », etc.

    Moi, j’attends avec impatience qu’on puisse trouver sur le marché des moto immatriculées « FF - … - MC », « AM- … - DM » ou « AF - … - DM », bien sûr. Mais faudra sûrement attendre un peu. J’avoue que je me contenterais aussi d’un petit « BI - … - TE », « FO - … - UN », « PO - … - IL » ou encore « ZO - … - BI », c’est mon côté grivois !

    Enfin, bref, je trouve un peu excessif de vouloir supprimer certaines associations de lettres sous prétexte qu’elles ont une connotation jugée péjorative, ou du moins trop marquée, aux yeux de certains. Pour une fois que l’Etat nous donne matière à rigoler, faut être sacrément rabat-joie !

    Le Bol d’Or ? Connais pas !

    mardi 15 septembre 2009, par Marco

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    Bol d’Or 2009 : tribune

    J’ai dû quitter Nevers dimanche matin, pour différentes raisons, un peu frustré de ne pas pouvoir suivre la course et, notamment, celle du GMT 94. Y a pas à dire, ce genre de baston, ça vous prend aux tripes ! Mais qu’à cela ne tienne, me suis-je dit, on verra les résultats ce soir en arrivant.

    Que nenni, braves gens : les chaines de télévision hertziennes ne connaissent pas le Bol d’Or. Pour ainsi dire, même, le Bol d’Or n’existe pas. Sûrement parce que c’est de la moto car pour ce qui est du Grand Prix de Formule 1 de Chépatrohou, là, on a eu droit aux résumés qui vont bien.

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    Bol d’Or 2009 : départ

    Bien sûr, quand il s’agit de servir la soupe au discours gouvernemental sur la sécurité routière, en pointant l’inconscience de certains « pilotes » [1] de 2-roues motorisé triés sur le volet pour leur absence quasi-totale de matière grise, elles sont toutes là, en rang d’oignon, les gentilles chaines hertziennes. Il n’y a que comme ça qu’elles aiment parler de nous. Mais quand il s’agit de montrer que la moto, ça peut être aussi la fête, la passion, le sport et le plaisir, y a plus personne. Allez comprendre !

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    Bol d’Or 2009 : départ

    J’en entends déjà certains : « C’est bien fait pour ta gueule, t’avais qu’à consulter Motomag.com ». Certes ! Mais on a aussi le droit de ne pas ouvrir son ordinateur de temps en temps.

    Et puis, je l’ai fait. C’est là. Déception : le GMT 94 avait abandonné à 7h00 du matin et c’est une Suzuki qui l’a emporté. Bon, ben tant pis. Ce sera pour l’an prochain ! Et bravo aux vainqueurs.

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    Bol d’Or 2009 : ravitaillement

    Je n’ai jamais été réellement fan des courses de bécanes mais j’avoue que j’y prends goût. C’est même mon troisième Bol. Qui l’eût cru ? Il faut dire que c’est assez impressionnant. Et puis, quelle ambiance !
    Donc me voilà qui me prend au jeu au point de rêver d’aller moi aussi faire un petit tour de circuit, au moins une fois dans ma vie.

    Quant au Bol, j’y retournerai sûrement à nouveau : c’est trop bon !

    Forza GMT 94, vive le Bol d’Or et merde aux chaines hertziennes !

    Notes

    [1] Vous aurez sûrement remarqué que pour la plupart des médias, on ne conduit pas une moto, on la pilote. Comme sur un circuit. Tout est déjà dit !

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